Début mai, c’est le moment fatidique pour les botanistes : la prospection des pelouses à petites annuelles comme Micropyrum tenellum (le Micropyre délicat), Teesdalia nudicaulis (la Teesdalie à tige nue) ou encore Logfia minima (la Cotonnière naine).
Ces micro-végétations, souvent discrètes, sont de véritables championnes de la résilience. On les retrouve sur des corniches siliceuses, occupant parfois à peine quelques centimètres carrés de sols perturbés.
Le défi de cette année ? Avec les fortes chaleurs et le déficit hydrique du mois d’avril, le cycle de vie de ces plantes s’est accéléré. Résultat : elles sont déjà « cramées » (en fin de cycle).
Fort heureusement, l’œil averti du naturaliste permet encore de les identifier et de valider leur présence sur le terrain ! C’est tout l’enjeu de nos suivis : savoir observer l’invisible, même quand la météo joue contre nous.
Pourquoi c’est important ?
Ces milieux, bien que minuscules, sont des indicateurs précieux de la biodiversité des sols acides et des zones pionnières.
📷 Pelouses du Thero Airion – Tiffen Legeard